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"CE QUI A ÉTÉ JETÉ"

En 2022, BOGOKÉ a créé une technique de tissage devenant avec le temps une méthode appelée DINANA. En bwamon, langue des tisserands du collectif, DINANA signifie « ce qui a été jeté ». Les sachets plastiques, vêtements abimés, chutes de pagnes, mèches, etc étaient récupérés, lavés, puis découpés pour être tissés sur métier traditionnel. Ce processus a été créé comme réponse aux détritus de la décharge faisant face à l’atelier en connectant l’artisanat du tissage à elle proposant une solution locale.

 

En études constantes, appuyés par le partage de ses réflexions lors des médiations et des donnés scientifique, BOGOKÉ s’accorde aujourd’hui à faire remarquer que la problématique n’est pas le déchet, mais la matière de celui-ci, le déchet naturel n’étant pas néfaste.

 

Valoriser un objet contenant du plastique, qu’il soit neuf ou « recycler » revient à pérenniser une production liée à la pétrochimie, accroissant le dérèglement climatique et la dégradation des sols. Le mot DINANA « ce qui a été jeté », nous pousse à visualiser ce que nous avons laissé de nous-même. Nos cultures, nos rites. La Méthode DINANA, devient une technique de Production/Transmission/Médiation        au sein des métiers artisanaux, développant la créativité chez tout un chacun, gratifiant l’unicité pour faire unité en réflexion avec les urgences cohésives et environnementales humaines et végétales.  

 

 

Les                         tissages contenant des matières artificielles sont uniquement présents dans la ligne des Œuvres Médiatrice débuté en 2024 avec la construction du NAVIRE À TISSER poursuivit avec le tableau NOMAD/NO MAD, Qui sont les Fous? lors de la résidence de la BISO. Ces pièces, non destinée à la vente servent d’outils d’interpellation afin de conscientiser les liens de causes à effets entre accumulation de biens artificiels et perte de l’artisanat. 

 

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